Mairie de Genech
Ouverture au public
lundi et jeudi : 16h à 17h30
mardi : 16h à 18h30
mercredi, vendredi et samedi : 9h à 12h

Tél. 03.20.84.57.16
Fax 03.20.84.50.09
Mail : mairie-genech@wanadoo.fr

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Lieux et Monuments

La Mairie

Financée par souscriptions auprès des Genéchois, sa construction date de 1939 mais n’a pu être terminée à cause de la Guerre.
Des toilettes et une salle des fêtes devaient y être adjointes.
Son agrandissement et son inauguration ont eu lieu en 1999.

La mairie annexe a été ouverte en 1998 suite à des travaux de transformation de l’ancienne école.
C’est actuellement la salle du conseil, la salle des mariages et des cérémonies officielles.


L’Eglise Notre Dame de la Visitation

L’église de Genech a été totalement modifiée en 1828 à partir d’un édifice roman datant du Xème siècle. Les façades témoignent de ces transformations. L’intérieur renferme une beau mobilier et surtout une belle série de tableaux et de vitraux.

La première mention écrite sur l’église de Genech date de 1164.

L’église fut, entièrement reconstruite au milieu du XVIe siècle sous l’impulsion de Mathéas de Barbé, abbé de Cysoing(1526-1565).Genech faisait partie de l’ancien diocèse de Tournai. Il est bien difficile d’admettre qu’il a existé une église romane, du X ou XIe siècle, jusqu’en 1825 ! C’est sa vétusté qui a engagé à une reconstruction quasi totale de l’édifice, détruisant toute son originalité et supprimant l’état roman. Les murs montrent que les remaniements se sont faits de façon économique, surtout au sud ou les fenêtres sont grossièrement diminuées par des briques... Le clocher qui se trouve en façade est un exemple du gothique troubadour en vogue à l’époque de la Restauration.

1900 restauration de l’église.

Ravalement en 2005.

L’église possède une riche et belle série de tableaux. Dans le chœur, le maître-autel et le retable (privé de son tableau en 1900), sont de belles pièces baroques. Les stalles et les boiseries ont été apportées en ce lieu par monsieur Crespel, propriétaire d’un pseudo château de la Loire aujourd’hui le Lycée. Elles sont du XVIIe siècle. Dans les nefs latérales, deux autels de bois sculptés du XVIIIe siècle, puis dans les chapelles, deux retables probablement transformés à partir d’œuvres du XVIIIe siècle. Le tableau le plus beau est un extraordinaire Arbre de Jessé, qui est la représentation de la généalogie du Christ d’après les Évangiles (nef latérale gauche). Le triptique qui se trouve dans la chapelle de droite représente sur le tableau principal le sacre de saint Martin, ou saint Nicolas. Sur les volets, se voient l’Abbé de Cysoing Erasme d’Autel, avec son saint patron, puis des miracles de saint Nicolas. Aux revers de ceux-ci, il y a Evrard de Frioul et son épouse Gisèle, petite fille de Charlemagne, qui sont à l’origine de l’abbaye de Cysoing, représentés devant la tour de ce monastère en cours de construction (1624),. Dans la chapelle de gauche, un Dieu de Pitié, une sainte Aldegonde, un Saint Nicolas.



Le château de GENECH


C’est au début du siècle, en 1903, qu’un industriel du textile acheta le bois de Genech situé sur une petite butte qui domine le village et décida d’y bâtir un château à sa convenance.
L’édifice connut des heures de gloire mais, à la fin des années vingt, diverses péripéties et bien des vicissitudes entamèrent son éclat. La crise économique de 1929 hâta son agonie. Il sombra dès lors dans l’oubli et fut laissé à l’abandon.
Au lendemain de la seconde guerre mondiale, la Fédération du Bâtiment se porta acquéreur du château mis à mal par l’Occupation, de ses dépendances et d’une partie de la forêt. Le bâtiment fut restauré et c’est en 1955 que le Centre d’Apprentissage de Lesquin y fut transféré, devenant par la suite collège technique puis Lycée d’enseignement Professionnel. Terrain et construction sont propriété de l’Etat depuis 1969.


La stèle des Américains

Il est près de treize heures le 29 janvier 1944. Les enfants de Genech s’amusent, insouciants, dans la cour de l’école avant le signal du retour en classe. Petit à petit un vrombissement s’amplifie, jusqu’ à devenir assourdissant, ponctué de longues et acharnées rafales de mitrailleuse.
Les enfants et les adultes se précipitent à l’abri lorsque passe au dessus de l’Eglise, à très basse altitude, un bombardier américain B17, encore surnommé "forteresse volante". Un seul moteur fonctionne et le grand avion blessé est harcelé par un chasseur allemand qui crache sa mitraille.
Assis sur les ailes du bombardier qui perd autant de vitesse que d’altitude , deux hommes sortis de la carlingue , en vol, agitent frénétiquement les bras pour faire cesser le tir meurtrier : peine perdue.
De longs virages à n’en plus finir, comme pour éviter le village, aussi peut-être pour chercher une zone dégagée , pour tenter de se poser. Le pilote engage une grande courbe, à hauteur de l’autoroute actuelle et tente l’atterrissage en direction du Bois de Genech, derrière l’Ecole d’Agriculture (actuel Institut) au lieu-dit "Le Chêne Corbeau". L’avion touche le sol mais le chemin qui traverse les cultures est bordé d’un fossé ; C’est l’accident, l’avion capote, se retourne et se brise. Il prend rapidement feu ; Six passagers sont éjectés ; deux autres vont périr carbonisés à l’intérieur de l’avion.
Dans le bois de Genech, quelques ouvriers alertés par le bruit de la bataille accourent. Ils ont vu la tentative désespérée du pilote et ils ont repéré les deux aviateurs alors debout sur les ailes, tentant de protéger leur chute en s’enroulant dans des canots pneumatiques gonflables.
Le chasseur allemand tourne plusieurs fois autour de la colonne de fumée, lâche encore quelques rafales sur sa proie et disparaît (il va se poser à l’aérodrome de Lesquin)

De Genech, la population se presse et découvre, impuissante, l’horreur du drame, les corps ensanglantés dont deux encore enveloppés dans les boudins de caoutchouc sensés les protéger.
Moins d’une heure plus tard , le pilote du chasseur est de retour à la tête d’une nuée de soldats occupants munis d’extincteurs, mais il n’y a plus rien à faire ; la troupe disperse brutalement la population et interdit le périmètre. les corps sont dégagés et inhumés dans le cimetière de Lille Sud. Les débris de l’avion sont soigneusement évacués.
On reparlera à plusieurs reprises de cet événement, notamment en 1945, lors de l’inauguration d’une stèle que l’on doit à deux marbriers de notre village et qui représente une portion d’aile d’avion fichée en terre devant une plaque commémorative rappelant la date du 29 janvier 1944. Un cortège défile, musique en tête et une prise d’armes a lieu avec la participation des troupes américaines. Pour l’occasion, ces derniers présentent même une photographie de l’appareil avec son équipage au complet : 10 hommes.

C’est alors qu’on en apprendra un peu plus : l’avion rentrait d’une mission de la 407ème escadrille, en Allemagne, sur le site industriel de Frankfurt am Main. Touché par la "Flak" (équivalent de notre D.C.A.) allemande, il passa au dessus du Valenciennois et fut poursuivi par un chasseur allemand qui avait décollé de la base de Cambrai-Epinoy. Deux membres de l’équipage sautèrent au dessus d’Auchy les Orchies et furent cachés durant un temps dans la ferme Cambier avant d’être faits prisonniers.

En 1960, le frère d’un disparu est venu de Californie avec son épouse. En 1971 nous avons reçu la visite du frère du pilote Holdren, puis en 1981 celle du beau-frère de Charles Anderson, un des survivants, décédé en 1978.

Le Boeing B17
"Flying Fortress" 8ème Army AF

- Type : Bombardier lourd

- Dimensions :
* Longueur : 22,78 m
* Envergure : 31,62 m
* Hauteur : 5,80 m

- Moteurs : 4 Wright R 1820-7 (9 cylindres refroidis par air) de 1 200 CV
chacun

- Performances :
* Altitude opérationnelle maximale : 10 850 m
* Vitesse maximale : 482 km/h à 9 150 m
* Vitesse de croisière : 274 km/h
* Poids au décollage 32 660 kg
* Poids à vide 20 040 kg
* Autonomie : 3 220 km
- Armement : 13 mitrailleuses de 12,7 mm
Charge offensive : 9 500kg de bombes

L’Equipage (Holdren’s crew)

- James F. HOLDREN, Pilote, commandant du B-17F 230711
- Robert L. BAUGHN, copilote
- Ewald HUEBACHNER, navigateur
- Norman WOLFF, bombardier
- Jess T. IRVING Jr, mécanicien
- Earl E. GOEWERT, radio
- Ronald F. PRESTON, mitrailleur
- Raymond T. DEVERSE, mitrailleur
Mort en service commandé

- Ch. M. ANDERSON, mitrailleur
- Ch. W. GALLOWYA, mittrailleur
Parachuté et emmené en captivité

L’Escadrille 407
Ce bombardier de l’US Army Air Force était intégré dans l’escadrille 407, elle-même membre du 92ème groupe de bombardement stationné de fin 1942 à 1945 à Podington (Grande Bretagne). Le 92ème effectua 308 missions. Un mémorial y honore la mémoire des aviateurs qui ont donné leur vie pour la libération de l’Europe. L’equipage du lieutenant HOLDREN n’est pas rentré de la 66ème mission (de 1935 à 1945, 12 731 "B 17" ont été construits. (4 735 ont été perdus en mission...)

La stèle a été légèrement déplacée et modifiée par les élèves de l’Institut Agricole de Genech en 2003, afin d’être mieux mise en valeur le long de ce circuit.


La Chapelle MOUCHON

Elle se situe sur la route en direction de Cobrieux. Elle a été construite à la mémoire de Mr Pierre Louis MOUCHON, sergent mort à Villers-Bretonneux en défendant la patrie le 27 Novembre 1870 à l’âge de 23 ans.


La Ferme de L’Institut

Rachetée en 1887 par Félix Dehaut, fondateur de l’école pratique libre d’agriculture de Genech, la ferme appartenait autrefois à la famille sainte Aldegonde dont les ruines du château occupent le fond de terrain de la ferme d’une superficie de 44 ha.
Le corps de bâtiment occupe 1 ha.Il constitue l’avant cour du château des comtes de St Aldegonde, détruit durant la révolution.
L’entrée de la ferme, construite en brique, est un porche couvert auquel est accolé une tour de guet de 25 m de haut, constuite en 1630 et surmontée d’une toiture en ardoise (détruite durant la guerre 14-18) le côté ouest est occupé par une vaste grange de 20 m de longueur, d’une hauteur de 4,76 m. La cour de la ferme est traversée par une allée centrale de marronniers. Le tertre artificiel sur lequel était construit le château , entouré de douves en partie comblée est devenu une pâture qu’on appelait la montagne. Plus tard, en 1930, cette motte deviendra l’étang qui a remplacé les douves, partiellement comblées.
Existait également une brasserie construite vers 1600.
La ferme fait aujourd’hui partie intégrante de l’Institut de Genech

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  • Communauté de communes Pévèle-Carembault